8 juillet 2008

suite et fin.... dernier voyage avec David

25 juin 2008

Chaouen dans le Rif

Coucher de soleil depuis l'ancienne mosquée qui surplombe Chefchaouen
Petit séjour hors de l'Oriental pour visiter une formagerie à Chefchaouen. La route est longue mais vaut le coup. Des paysages magnifiques, surtout en arrivant dans les montagnes du Rif.
En dessous, photos de la médina, particulièrement colorée et typique: murs blancs et bleux, ruelles escarpées... On s'y perdu volontier!
Marchand de tapis recommandé par Amandine, (volontaire du progrès qui m'héberge et me fais découvrir ses coins) Les foins sur les colines. Cette photos a une histoire: je me suis fais sortir du bus par les policiers qui pensait que je les prenais à leur insue. Résultat j'ai du leur montrer mes photos pour leur prouver que c'est pas eux qui m'intéressaient! Encore une fois excès de zel et contrôles à outrance.
Le village/ville et ses maisons accrochées au relief. Presques éblouissantes les façades au soleil du matin

24 mai 2008

Figuig et sa palmeraie

Des canaux desservent l'ensemble de la palmerai, diffusant l'eau des bassins de réserve au sein de petites parcelles. Certains en profitent pour faire leur lessive en sifflotant au petit matin...

Les femmes portent de grandes tenues blanches. Le voile serré entre les dents, elles ne laissent apparaître qu'un oeil. Et à quoi se reconnaissent les Figuigui? Aux chaussures parraît-il!

Le contraste entre les ruelles sombres et leurs djellabas éclatantes est magnifique.

Levée à l'aube (5h), je retrace le parcours de la veille. La lune fait place au soleil, et quelques chants d'oiseau viennent troubler le silence des ruelles Le bruit de l'eau accompagne ma marche. Sans trop réfléchir, je me laisse embarquer et chemine pour découvrir tous les détails de ce jardin immense. Que recèle l'arrière coure derrière cette porte en bois?
Un petit coin de paradis Déjà à 7h, le soleil se fait plus franc et découpe les montagnes qui entoure l'oasis.
Quelques âmes s'affairent déjà sur les parcelles.
Tons pastels du petit matin...
Panneau pour un salon de coiffure, un peu décalé avec la femme traditionnelle en djellaba et voilée jusqu'aux yeux Serrure d'antan! Bassins de réserve d'eau pour irriguer les cultures et surtout les palmiers
Les ruelles étroites permettent seulement le passage des deux roues, du coup ils abondent:
les canaux servent aussi de petits rafraîchissements
Entre abondance et manque d'eau
Le Trid, plat traditionnel de Figuig: poulet en fine lamelles, petits raisins secs, haricots, fèves, graines en tout genre; La pâtes feuilletée sur les bord se détache comme une petite crêpe et on s'en sert pour emballer le contenue du plat. Et hop, on s'en prend pleins les papilles: sucré, salé, croquant, fondant...
Détail de déco dans l'auberge Oasis, un havre de paix et un accueil tellement sincère. Des lieux pleins de bonnes énergies

Les Hauts Plateaux

Chez Beshir, un grand éleveur des hauts plateaux. Nous passons rapidement lui présenter nos condoléances après avoir appris le décès d'un proche. Toute la famille va et vient pendant deux semaines. Ils approtent sucre, agneaux, et autres victualles pour l'occasion.
Séchage de la viande pour la conservation... Nous avons été conviées chez les femmes - et uniquement les femmes- Nous suivons donc la visite guidée des lieux Sous la tente, en haut une doyenne, en bas la fabrication du lait caillé dans un tonneau
Non ça n'est pas mini pouce mais presque, dans le foyer de la cheminée en guise de cuisine
Petite bergère et ses dromadaires Le véhicule chauffe un peu, mieux vaut prendre des précautions avant de tomber en panne... la route est encore longue et personne en vue à des kilomètres à la ronde. Préparation en méchoui de l'agneau Beni Guil: entier rôti à la broche sur les braises d'un feu de bois. Le mot tient son origine d'un mot Arabe qui signifie « grillé à la braise ».
Les montagnes en arrivant sur Figuig
Sur le chemin de l'école

16 mai 2008

Récit d'un jour...

7h, me voici en bas de chez moi, au pied du boulevard encore relativement calme, entrain d’attendre un animateur de l’association des éleveurs pour descendre vers le Sud. Je ne sais pas encore à quoi il ressemble ni quel véhicule il a, donc je balaye un peu du regard les conducteurs à la recherche de quelqu’un qui – éventuellement – me chercherai ! Evidemment, c’est pas vraiment une solution puisque tous le monde bloque sur moi dès que je les regarde… Le voilà, il fait sonné mon portable pour être sur que c’était bien moi. C’est parti pour 2h30 de route vers Tendrara, lieu de la réunion pour une demande d’ « Indicateur Géographique Protégé », une sorte d’AOC sur le mouton Beni Guil. Dès qu'on s’avance vers le sud, le paysage change complètement et on tombe sur de vastes étendues, de plus en plus dénudées avec pour seules végétations quelques touffes sèches ici et là. On a roulé la plupart du temps sous un vent de sable impressionnant, bouchant toute la vue. Les tentes des nomades apparaissent aussi, visibles depuis la route. Ca n'est pas difficile alors d'imagier la vie que doivent avoir ces gens, coupées du monde, avec le vent et le sable s'infiltrant dans le moindre recoin. Impossible alors de manger ou même de nourrir les animaux pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours... J'ai l'impression que les conditions de vie sont aussi aléatoires qu'au milieu du sahel au Sénégal ou les camps de nomades possèdent quelques habitations, certes rudimentaires, mais plus solides que des tentes. Le froid en hivers doit encore être une contrainte supplémentaire au nord. Similitudes et analogies se succèdent, construisant la vision que j'ai de cette terre, de ce pays. Mais la découverte ne se limite pas pour autant à des comparaisons ; il y a des faits, des ambiances et des situations qu'on ne pourrait transposer ailleurs. Ce sont des ressentis, qui sur le moment évoquent la simple gène de ne pas comprendre la situation, puis qui au fur et à mesure s'explique par des coutumes, des traditions ou encore de simples rituels. A la fin de la réunion, les mains ouvertes vers le ciel, les hommes entament une prière avec un chant grave. Quelques minutes plus tard, on se lèves ; nous sommes inviter à boire le thé chez Bashir Labied, grand éleveur des hauts plateaux. Accueillis dans un grand salon entourés d’une banquette bordeau et or, ce sont en fait deux agneaux qui vont être servis, cuits au four. C'est dans une ambiance plus détendue encore que se distribuent les bouts de viande brûlants et que s'entament des discussions avec d'inévitables boutades. Les uns chambrent les autres, des histoires d'argent, de mosquée, de « un tel t'a vue l'autre jour au café, qu'est ce que tu faisais là bas à minuit ?! »… et les rires fusent. On parle français, un peu, pour que je puisse comprendre mais l'arabe reprend souvent le dessus dès que le ton monte. Je me fais petite alors, seule femme, seule étrangère parmi ces hommes de terrain et ces administrateurs. Ils ne manquent pourtant pas de mettre à l'aise en me proposant (trop) de coussins et les morceaux de viande de choix posés devant moi. Arrive ensuite la semoule que l'on se sert dans un bol et sur laquelle on ajoute du lait fermenté et du sucre. Ca ressemble beaucoup qu latiri kossam des peulhs. Il n'y a pourtant pas que moi que la curiosité de l'autre éveille. Un des responsable de l'association des éleveurs enchaîne les questions : « comment ils font, chez vous pour sélection des animaux, comment sont organisés les parcours sur les terrains des propriétaires privés ?... » Je m'efforce de répondre le plus justement possible, en utilisant du vocabulaire simple et commun. Nous reprenons la route vers Oujda, juste le temps de passer à la maison pour prendre quelques affaires et rejoindre Lise, Sylviane et Isabelle pour un hammam. Le moment féminin par excellence dans ce monde d’homme ! On papotte, on mijote, on frotte… la journée a été bien remplie, riche en tout cas !

12 mai 2008

Le Ras Foghalt et une fête éthnique

Me voici partie avec Mostafa, prof de français au lycée et président d'une commune rurale, avec Mohammed ancien inspecteur jeunesse et sport. Nous arrivons à Tinissen où des préparatifs sont en cours pour accueillir du monde. Repas dans la mosquée à notre retour de la marche: veau, pois chiches, raisins et oignons (après l'effort le réconfort)! Et le thé à la menthe bien sur!

Prière commune pour célebrer cette journée ou la plupart des membre de l'éthnie, originaire du village se rencontre une fois par an. Les hommes d'un coté... ... les femmes de l'autre Arrivée au sommet! ici, un point de vigie et une vue magnifique malgrès le temps couvert et quelques gouttes
Les anciens, ils connaissent par coeur le coin et se font un plaisir de me montrer les merveilles de leur région Vue du douar en fête ce jour là
Récolte du petit pois, la région est connue pour la qualité de ses légumes. Un petit système d'irrigation permet aux familles d'avoir des jardins assez grands. Pas de pesticides ou autre produit, que du "naturel". D'ailleurs ça se voit à la quantité de coquelicots! En allant chercher l'eau à la source aménagée par une association

10 mai 2008

Quelques photos du quotidien

Les éleveurs en ligne de mire, et oui, toujours! Cette fois pas en grand boubou mais en jelaba. Le peuple berbère des Beni Snassen.
Petit aperçu de mes colocs dans le salon (et accessoirement ma chambre). Sylviane à droite, Lise à gauche et Omar, le copain de sylviane au centre. Là entrain de déguster un plat préparé par Sylviane, avec des légumes du souk tous frais et succulents. Lise, tout les matins entrain de jouer du Luth: Admirez le style pygama et lunettes de Jhone Lenon (le parapluie c'est pas pour l'argent...)

Vue depuis notre balcon

Réunion avec les associations de Tafoghalt

Et scènes du quotidien....